La nature, les grands espaces et la qualité de vie du Québec vous ont interpellé? Vous êtes prêt à vous adapter aux hivers québécois? Et vous rêvez de devenir propriétaire? Voici 7 astuces à savoir pour transformer votre rêve d’acheter une maison en terre québécoise en une réalité.

1. Se familiariser avant d’acheter

Avant de devenir propriétaire, il est conseillé de louer un logement. Vous pourrez ainsi vous acclimater au mode de vie québécois, découvrir votre quartier de prédilection et bâtir parallèlement votre historique de crédit.

Dès votre arrivée, ouvrez un compte bancaire, obtenez une carte de crédit, utilisez-la et payez assidûment, sans régler toutefois la totalité. « Payez 90 % de votre solde pendant quelques mois pour bâtir un historique de crédit et surtout, payez toujours à temps. Ce que les banques  cherchent à savoir est si vous êtes capable de gérer une dette », explique M. Sylvain Girard, courtier immobilier et porte-parole de la Fédération des Chambres immobilières du Québec (FCIQ).

2. Acheter selon vos critères

Maintenant que le mode de vie du Québec n’a plus de secret pour vous, et une fois votre crédit établi, c’est le temps de passer à l’action pour trouver votre maison rêvée. Quel type d’habitation cherchez-vous? Combien de chambres avez-vous besoin? (Attention: vous devrez apprendre à penser en matière de nombre de pièces plutôt qu’en mètres carrés.) Désirez-vous habiter près des transports en commun, d’un parc, à proximité des commerces, etc.?

Vous devrez ajuster vos exigences par rapport à votre budget. Pour vous aider à évaluer votre capacité d’emprunt, vous pourrez utiliser dans un premier temps une calculatrice hypothécaire.

Au moment de chercher, Guide habitation est une ressource utile pour découvrir plusieurs projets immobiliers neufs, condos et maisons.

Vous pourriez aussi recourir aux services d’un courtier immobilier pour vous accompagner dans vos recherches. Celui-ci pourra également vous référer à un courtier hypothécaire et à un notaire, deux alliés essentiels pour une transaction immobilière au Québec.

3. Financer votre future propriété

Pour réussir votre transaction immobilière, il faudra présenter un dossier solide. Avoir un travail stable (au moins depuis 3 à 6 mois), un bon historique de crédit et une mise de fonds sont des critères importants pour l’acceptation de votre demande.

Pour Delphine Leprince-Lamiaux et Armelle Choquart, toutes deux originaires de la France, demander un prêt hypothécaire n’a pas été un obstacle.

« Moi seule, j’aurais pu m’acheter quelque chose ici… mais en France, on ne voulait pas m’accorder un prêt avec mon mari qui avait un bon emploi », explique Mme Leprince-Lamiaux, qui avait déjà économisé pour une mise de fonds.

Si vous êtes résidents, vous pourrez profiter des avantages du programme canadien de Régime d’accession à la propriété (RAP). C’est ainsi que Mme Choquart et son mari ont été en mesure de donner une mise de fonds de 50 000 $ pour l’achat de leur condo. « On avait décidé de faire le RAP. On a bâti la mise de fonds et on y a mis chacun 25 000 $», explique cette Canadienne d’adoption.

4. Combien faudra-t-il verser minimalement en mise de fonds?

Selon l’expérience de Sylvain Girard, courtier immobilier et porte-parole de la FCIQ, les banques exigent généralement une mise de fonds de 35% pour les non-résidents. Par contre, « les nouveaux arrivants ayant le statut de résident permanent peuvent acheter une habitation en versant une mise de fonds minimale de 5 % ». (Source : SCHL )

(Pour démystifier les différents types de prêts offerts par les banques canadiennes et accéder à diverses informations supplémentaires, vous pourrez consulter ce guide complémentaire.)

Vous êtes maintenant à quelques pas de devenir propriétaire au Québec. Voici d’autres informations importantes.

5. Les habitations sont-elles très différentes?

Certaines différences en matière d’habitation peuvent sembler banales, mais il ne faut jamais présumer des connaissances de l’acheteur potentiel.  « Un exercice que je fais avec les nouveaux arrivants, c’est de les informer sur comment sont construites les maisons », dit M. Girard. Cela permet d’éviter les malentendus.

Par exemple, si vous avez l’habitude dans votre pays d’origine de laver les planchers en y versant un seau d’eau en raison des structures en béton, cette pratique n’est pas souhaitable au Québec. Ici, les structures sont souvent en bois. Résultat: si vous êtes au deuxième étage d’un condo, votre voisin recevra de l’eau sur la tête.

Maison en hiver

6. L’achat d’une maison au Québec n’est pas un contrat à vie

Vous pouvez dire « oui, je le veux » au moment d’acheter votre première maison au Québec sans toutefois vous promettre d’y vivre toute une vie. Le crédit et les procédures d’achat étant plus faciles au Québec qu’en France, les Québécois sont souvent moins attachés à leur demeure. Selon des données compilées par JLR, la revente d’une maison à l’intérieur des premières cinq ans est monnaie courante au Québec.

7. Soyez prêt pour l’hiver québécois

En hiver, les températures peuvent descendre loin sous la barre du zéro degré. Si vous achetez une maison ancienne, il sera donc important de valider que la tuyauterie est bien protégée du froid lors de l’inspection.

Peu importe si vous optez pour une habitation neuve ou usagée, une fois emménagé, assurez-vous de garder le chauffage allumé en tout temps durant l’hiver. Certains nouveaux arrivants peu familiers avec les rigueurs de la saison froide ont la mauvaise idée de fermer les thermostats lorsqu’ils s’absentent...  Les conséquences des tuyaux gelés peuvent coûter cher en plomberie.

Et si le déneigement (et le déglaçage) vous déplaît en hiver, vous pourriez ajouter dans votre liste de critères une maison avec un garage… ou opter pour un condo!

Le marché de l’immobilier au Québec regorge de possibilités. Vous êtes peut-être à quelques recherches près de trouver votre perle rare.

Merci à l’équipe HP & Associés, agence immobilière internationale spécialisée dans l’accompagne de nouveaux arrivants, d’avoir collaboré à cet article : Christine Geffroy, courtière immobilière résidentielle, Fadila Sebbane, courtière immobilière résidentielle et Heidy Pinsonneault, courtière immobilière agréée, fondatrice et directrice de l’agence.

Un merci spécial aussi à Sylvain Girard, courtier immobilier et porte-parole de la Fédération des Chambres immobilières du Québec ainsi qu’à Delphine Leprince-Lamiaux et Armelle Choquart  pour leurs témoignages.